Débat-télévisé : L’ANM et le PSQAO exhortent les consommateurs béninois à identifier et à choisir des produits certifiés

Dans le cadre de la célébration de la 2ième Journée nationale de certification, l'Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (ANM) a organisé, ce mercredi 18 octobre 2018, une émission débat sur la télévision nationale, portant sur le thème : ‘’Certification : mettre en confiance le consommateur’’, sous l’égide du ministère du Commerce et de l’Industrie du Bénin et avec l’appui du Programme Système Qualité de l’Afrique de l’Ouest (PSQAO),

Cinq (05) acteurs de la qualité ont participé à cette émission. Il s’agit de MM. Loukoumanou Osséni, Directeur Général de l’ANM, Youssouf Mama Sika, Coordonnateur technique national du PSQAO, Célestin Messenon, représentant la Société des Huileries du Bénin (SHB), Charles Malomon, représentant la Société des Ciments du Bénin (SCB) et Ernest Gbaguidi, président de l’Association Bénin Santé et Survie des Consommateurs.

M. Loukoumanou Osséni a indiqué que l’objectif de l’émission débat est de faire la lumière sur la notion de la certification et surtout attirer l’attention des consommateurs sur la nécessité de choisir et consommer des produits certifiés et de qualité. Il a rappelé que la certification n’est pas obligatoire, mais toute entreprise peut se faire l’obligation d’aller à la certification dans un environnement concurrentiel. Selon M. Mama Sika, l’entreprise qui recherche la confiance, la sécurité et donc la qualité doit impérativement aller à la certification. « Cette certification est délivrée par une tierce partie à savoir l’organisme de certification qui a les compétences de dire qu’une entreprise est certifiée », a-t-il précisé. De l’avis du Directeur général de l’ANM, il s’agit d’un long processus qui est progressivement mis en place et dans laquelle s’engage l’entreprise qui veut aller à la certification. Pour le représentant des consommateurs, Ernest Gbaguidi, la certification est une reconnaissance en termes de normes et de respect d’un nombre d’exigences pour l’entreprise qui va à la certification. Les représentants des sociétés invitées ont insisté sur les raisons qui justifient aujourd’hui leur volonté d’aller à la certification. « A la Société des Huileries du Bénin (SHB), la taille de notre entreprise, les produits de forte consommation que nous servons aux consommateurs, la rude concurrence du marché local avec la présence des huiles importées et le souci de pénétrer d’autres marchés nous obligent  d’aller à la certification », a expliqué M. Messenon. Il a, par ailleurs, déploré le fait que les consommateurs ne voient pas toujours la qualité comme un critère de choix des produits bien qu’ils en aient conscience. « Ils sont intéressés d’abord par le prix alors que la qualité a un coût », a-t-il précisé. Pour son collègue de la Société des Ciments du Bénin (SCB), une société qui a déjà plus de 50ans d’existence, la démarche d’aller vers la certification est le couronnement d’un long processus entamé par l’entreprise. « Pendant toutes ces années, nous avons travaillé à soigner l’image de l’entreprise, à améliorer la qualité de nos productions. Donc, en réalité, nous sommes déjà dans la démarche qualité et le désir d’aller à la certification vient parfaire cet engagement de notre entreprise à rester leader », a informé M. Malomon. Pour la transparence qui entoure la certification, Youssouf Mama Sika a indiqué que l’organisme de certification doit être animé par deux (02) valeurs : ‘’l’impartialité’’ et ‘’l’indépendance’’. « Ces principes cardinaux attestent de l’authenticité et de la fiabilité de l’évaluation qui conduira à la délivrance de la certification », a-t-il ajouté. En guise d’exhortation, M. Gbaguidi déclare : « Il faut aujourd’hui mettre l’accent sur la sensibilisation pour sortir le consommateur de l’ignorance en terme de choix des produits de consommation ». Il a invité les entreprises qui trainent les pas à aller vers la certification. Même appel du côté du directeur de l’ANM qui convie les consommateurs à prendre des produits dont ils ont la maîtrise de la traçabilité et de la qualité. Pour M. Mama Sika, un produit certifié doit coûter plus cher et les consommateurs doivent l’intégrer dans leur budget.

Pour la célébration de la 2ième Journée nationale de certification, prévue du 17 au 19 octobre 2018 à Cotonou, des communications, des débats live et des expositions auront lieu à Azalaï Hôtel.   

Ce programme est financé par l'Union européenne

Les opinions exprimées sur cette page ne reflètent pas forcément celles de la Commission de l'Union européenne

 Ce programme est executé par l'ONUDI

Copyright - 2016 - West Africa Quality System Programme