ECOREG : Coordonner les activités des Règlementations Techniques au niveau des Etats Membres de la CEDEAO pour relever le niveau des échanges

Le PSQAO a organisé à Dakar, au Sénégal, du 10 au 11 juin 2019, un atelier de validation des projets de documents relatifs à la procédure d’harmonisation des règlements techniques de la CEDEAO. Il a enregistré la participation de représentants des Etats membres de la CEDEAO, de la Commission de la CEDEAO et du PSQAO.

M. Gbemenou Joselin Benoit Gnonlonfin, Conseiller principal, Normes SPS, CEDEAO, USAID, représentant la Direction de l'agriculture et du développement rural de la  CEDEAO, a informé les participants que « Le commerce intra-régional est estimé à 12%, contrairement à la zone SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) où il est à 45% », avant de les encourager en ces termes : « Le travail que vous effectuez est très important ; il contribuera à éliminer les obstacles qui empêchent de relever le niveau des échanges". Aka J. J. Kouassi, Conseiller technique principal du PSQAO, en a profité pour rappeler le contexte : "La CEDEAO a développé des normes, particulièrement dans le cadre de l'ECOSHAM (Le Modèle d'Harmonisation des Normes de La CEDEAO). Si on arrive à les rendre d’application obligatoire (règlements), en tous cas celles qui traitent les domaines les plus sensibles de nos économies, cela va forcément relever ce niveau des échanges. Maintenant, il va falloir harmoniser ces règles si nous voulons éviter que des règlements mis en place dans certains Etats ne constituent des obstacles techniques au commerce pour d'autres."

Les représentants des autorités, parties prenantes, se sont félicités des avancées et ont campé les enjeux. "Construire une Infrastructure Qualité dans une région qui compte plus de trois cent millions (300.000.000) d’habitants et quinze (15) économies est une démarche de longue haleine. L’ONUDI et ses partenaires, la Commission de la CEDEAO et l’Union européenne, l’ont bien compris et collaborent sur ce projet depuis une vingtaine d’année. L’un des résultats importants de la mise en œuvre de la Politique régionale de la Qualité par le PSQAO est la création de l’Agence de la Qualité de la CEDEAO (ECOWAQ). En mettant en place ECOWAQ, la Commission de la CEDEAO a fixé le cap de notre action qui est d’impulser et de coordonner la qualité dans la région en vue de créer un environnement favorable à la création de richesses pour un mieux-être des populations de l’espace CEDEAO et une réelle protection de ses consommateurs", a dit Christophe Yvetot, Représentant résident de l’ONUDI au Sénégal. Par la voix de Clemens Schroeter, l’Union européenne a salué les efforts déployés pour développer l’Infrastructure régionale de la qualité."La mise en place d'Infrastructures nationales et régionales de la qualité modernes et efficaces est nécessaire pour l’Afrique et en particulier la CEDEAO pour créer cet environnent propice pour l’entreprise améliorer sa compétitivité. Elles permettent de démontrer la conformité des produits aux exigences des marchés nationaux, régionaux et internationaux, de protéger la santé et la sécurité des consommateurs, mais aussi de préserver l’environnement », a-t-il ajouté.

"Les conclusions de vos travaux seront déterminants pour l’atteinte des objectifs de plusieurs politiques de la CEDEAO, notamment la Politique Industrielle Commune de l’Afrique de l’Ouest (PICAO) et la Politique CEDEAO de la Qualité (ECOQUAL). En effet, ces politiques visent la libre circulation des biens et services et le développement du commerce. Quand la règlementation technique ne respecte pas les bonnes pratiques internationales, elle peut rapidement créer des obstacles techniques au commerce. C’est pourquoi, tenant compte des enjeux du moment que sont la Zone de Libres Echanges Continentale Africaine, le Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO ou encore les accords commerciaux en cours de négociation avec des partenaires clé comme l’Union européenne, il convient que nous disposions d’un mécanisme d’harmonisation de la réglementation technique consensuel. Ce mécanisme doit être apte à permettre aux opérateurs économiques de la région de tirer le meilleur profit de toutes ces opportunités commerciales", a dit Yaya Niafo, Représentant du Commissaire Industrie et Promotion du Secteur privé de la CEDEAO.

Les travaux ont principalement porté sur l’examen du projet de Procédure d’harmonisation des Règlementations Techniques de la CEDEAO, sur les domaines/produits prioritaires devant faire l’objet de Règlementations Techniques et sur la mise en place et le fonctionnement des Comités Interministériels de Règlementations Techniques.  

Les raisons justifiant la mise en place des Comités interministériels de Règlementation Technique ont été évoquées. Il s’agit notamment de la nécessité de coordonner les activités des Règlementations Techniques au niveau des Etats Membres et de créer les conditions pour une participation efficiente des Etats membres aux travaux des Groupes de Travail de l’ECOREG. Les échanges ont permis de relever que trois (3) Etats Membres ont déjà mis en place ces comités. Cependant, ils ont été invités à s’assurer de la prise en compte des départements ministériels clés qui interviennent dans la Règlementation Technique. Les Etats Membres qui n’ont pas encore mis en place leur Comité interministériel ont été invités non seulement à le faire, mais également à officialiser la création par un acte administratif.

Samedi, juin 22, 2019 - 23:45

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