Entretien avec Ernest GBAGUIDI, Président de l’ONG « Bénin Santé et Survie du Consommateur»

Entretien avec Ernest GBAGUIDI, Président de l’ONG « Bénin Santé et Survie du Consommateur»

« Ce règlement de la CEDEAO servira de directive sur la base de laquelle tous les Etats doivent pouvoir s’aligner pour uniformiser les textes qui protègent les consommateurs »

 

Au Bénin, il constitue l’une des figures majeures en matière de défense et de protection des consommateurs. Convié à l’Atelier de Ouagadougou sur la validation d’un cadre réglementaire communautaire pour la protection du consommateur et d’un mécanisme pour la représentativité des consommateurs dans les organes de l’Infrastructure qualité de la CEDEAO, le défenseur de la cause des consommateurs au Bénin a partagé sa lecture du déroulement des travaux, l’intérêt des échanges et ses attentes. 

 

PSQAO : Sur quoi ont porté les échanges, selon vous ?

Ernest GBAGUIDI : Oui, nous sommes entrain de convenir d’un document qui nous a été soumis, je veux parler de cette réglementation qui permettra d’harmoniser les pratiques au sein du consumérisme au sein de la sous-région de la CEDEAO. C’est un document qui servira de directive à terme et sur la base de laquelle tous les Etats doivent pouvoir s’aligner pour uniformiser les textes qui protègent les consommateurs. La seconde activité nous permettra de trouver un mécanisme qui nous aidera, avant de quitter l’atelier, de désigner nos représentants qui vont siéger au sein des Comités techniques de l’Infrastructure qualité qui, lui aussi, découle qu’un programme créé au niveau de la CEDEAO, je crois bien le Programme Système Qualité de l’Afrique de l’Ouest (PSQAO), qui est entrain d’appuyer nos différents Etats dans la mise en place d’un système qualité performant pour accompagner les entreprises

 

Quels sont les points que vous souhaiteriez voir développés à terme?

Quand vous prenez le premier document qui va servir de directive, il y a des mécanismes de règlement de litige, des mécanismes de recours et des organismes qui seront mis en place pour accompagner l’approche qualité, l’approche consumérisme. Et quand vous prenez aussi le deuxième document, il y a cinq mécanismes qui nous ont été proposés pour opérer ce choix, mais nous sommes entrain de convenir, de manière consensuelle, d’une approche qui nous permettra d’opérer des choix éclairés afin que ceux-là soient vraiment représentatifs au niveau de ces Comités techniques.

 

Globalement, comment jugez-vous le déroulement des échanges ?

Les échanges ont été démocratiques. Là, nous allons profiter pour saluer, une fois encore, la CEDEAO. Déjà à la réunion de Lomé qui s’est tenue en 2018, nous avons exprimé ce désir de voir un texte communautaire, puis nos représentants désignés au sein de ces Comités techniques, et on n’a vu que ça été une chose faite. Je crois que c’est un pragmatisme qui nous a beaucoup plu ; ça va nous galvaniser aussi au niveau des organisations des consommateurs pour qu’au niveau de la CEDEAO, nous puissions apporter tout ce qu’il faut pour que le consumérisme et la sécurité du consommateur soit une effectivité.

 

Quelles sont désormais vos attentes après l’atelier ?

Nos attentes est de voir toutes les décisions qui seront prises à l’atelier appliquer. Mais une fois au pays, nous allons faire la restitution de tout ce qui a été fait ici à Ouagadougou pour que nos mandants qui sont là-bas, puissent savoir ce qui se met en place pour le consumérisme et pour la sécurité des populations.  

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